lundi 20 juillet 2015

Idées du jour chez Alice 

100 graines d'idées #30: Quel est le plus bel âge de la vie ?



Il y a très longtemps
Non loin d’ici, vivait un sage,
Très vieux et très grand,
Aux propos reposant.

Les gens du village le consultaient
pour les récoltes et les moissons.

On lui posait toutes sortes de questions
sur l’amour, sur la vie et sur l’après.
Chaque fois, posément le sage répondait.

Puis un jour, le vieux sage mourut.
Les gens furent complétement perdus.
Tout alla de travers,
On ne sut plus comment faire.

On organisa alors une grande réunion
Pour tenter de trouver la solution.
Au final, on établit un contrat plein de clauses
Dans lequel on décida de donner un âge à chaque chose.

Et c’est ainsi que naquirent
l’âge tendre, l’âge de raison et l’âge adulte,
L’âge limite, l’âge ingrat, et l’âge légal
L’âge d‘or, l’âge mûr et l’âge mental.

Evidemment très vite, il en manqua.
On rajouta au fil des mois des strophes,
des paragraphes et des alinéas.
Alignant sur le papier, comme pour se rassurer,
tous les âges de la vie qu’il fallait traverser.

Et, d’âge en âge,
on devint alors en âge de se marier,
en retard pour son âge
ou pire encore, vieux avant l’âge !

Mais qu’aurait pensé le vieux sage de tout cela ?

Il aurait certainement répondu
que la vie n’a pas d’âge,
et que chaque saison
mérite pleinement d’être vécue.

samedi 18 juillet 2015

Je ne boude pas les 100 graines d’idées chez Alice!

Voici les 3 derniers sujets passionnants!

 # 26 une histoire à partir du prénom MARIE ♥
# 27 Focalisation 100% externe !
et celle du jour:
# 28 Une annonce publicitaire pour visiter une autre planète



Mais je vous avoue qu’une... 
très très très très excellente NOUVELLE!!

m’est tombée dessus il y a quelques jours... 
Depuis, je suis sur un petit nuage, et j’ai du mal à me concentrer :-o

Je ne peux rien vous dire, mais si tout-tout-tout se passe bien, vous en saurez plus très bientôt! ;-)

Promis je m’y remets dès que j’ai retrouvé mes esprits!

mercredi 15 juillet 2015

100 graines d'idées #25




Le grand Octave


Le grand Octave était né
Le quatre Avril de l’année 44.
Il était le quatrième d’une famille
De quatre garçons.
Il mesurait plus d’un mètre quatre-vingt-quatre
Et pesait quatre-vingt-quatorze kilos.
C’est dire s’il était costaud !

On disait du grand Octave
Qu’il mangeait comme quatre.
Qu’il était toujours tiré à quatre épingles.
Qu’il montait les escaliers quatre à quatre.
Et qu’à coup sûr, un de ces quatre matins,
On allait le retrouver les quatre fers en l’air !

On disait du grand Octave qu’il vivait entre quatre murs
Qu’il sortait seulement pour travailler.
Qu’il avait été embauché sur le marché.
Qu’il se levait tous les jours à quatre heures,
Se saignait aux quatre veines
Et qu’il rentrait fatigué et fourbu dans l’après-midi,
A quatre heures, passées de la demi.

On disait du grand Octave
Qu’il démarrait souvent
Au quart de seconde.
Qu’il ne fallait pas le chauffer,
Qu’il ne faisait pas de quartier !

Qu’il ne supportait pas
Ceux qui coupaient les cheveux en quatre,
Qu’il n’y allait pas par quatre chemins :
Que ceux-là, il les regardait entre quat ‘z-yeux,
Et leur disait vivement leurs quatre vérités.

Un jour de marché de la quatrième saison,
Où il n’y avait que quatre pelés et un tondu,
Le grand Octave en eut assez !
Assez de toujours se mettre en quatre pour les autres
Et pour ce fichu marché !

Il se mit sur son trente-et-un,
Chaussa ses bottes de sept lieues,
Et partit à la ville étudier le septième art.

On dit maintenant du grand Octave
Qu’il est heureux,
Qu’il ne gagne pas des milles et des cents,
Mais qu’il s’en moque comme de l’an quarante.
On dit qu’il ne cherche pas midi à quatorze heures,
Ne fait plus rien en quatrième vitesse,
Et qu’il dort paraît-il, sur ses deux oreilles,
Le dimanche, jusqu’à point d’heure.

On dit même qu’il aurait rencontré une belle Cathr…ine
Et que très vite il l’aurait nommée Cathy
Pour oublier ce chiffre maudit.

On dit qu’il aimerait voyager aux quatre coins du monde,
Mais… que pour l’instant, il hésitait encore un peu !

On murmure qu’il allait sûrement d’abord faire des enfants,
Trois, au maximum, évidemment !

mardi 14 juillet 2015

100 graines d’idées # 23
Je m’amuse chez Alice!
;-)

L'histoire d'amour d'un pou et d'une puce.

Pou chantait sur un caillou
A l’ombre d’un cheveu.

Puce de loin l’observait,
Se tordant le cou,
Elle le trouvait bien poussiéreux !

Il la remarqua alors,
Sifflota plus fort.

« L’amour est un pouquet de violette ! »
Elle le trouva très bête !
Et ampoulé,
Par-dessus le marché !

Il renchérit de plus belle.
Mais quel idiot ! pensa-t-elle.
S’il croit m’harpouiller de la sorte !
Comment se débarrasser de ce cloporte ?

« Dis moi vieux crapoussin,
Tu empoutailles ma terrasse !
Ne veux-tu pas aller chanter plus loin ?
Je me sens un peu lasse ! »

Mais pour qui se prenait-elle ?
Avec ses airs de demoiselle !

« Mes excuses Très Chère Altesse,
Vous imaginez-vous princesse ? 
Vous n’êtes qu’une puce hideuse !
Cafardeuse, un brin brailleuse !»

Leur histoire avait mal commencé.
Pou s’obstina.
Puce trépigna.

Un Tique vint à passer,
Vit Puce empourber.
Il délogea le crapouilleux,
Qui s’en alla kaput et miteux.

« Chère Puce, je vous offre un verre
Pour clôturer l’affaire ? »
Ah ça, c’est sûr !
Tique savait y faire !

lundi 13 juillet 2015

Allez je me lance!
100 graines d’idées # 22 chez Alice!
racontez votre vie intra utero.

Voici un embryon de quelque chose... ;-)

Petit, je n’étais pas grand !
Et avant ça, j’étais minus.
On m’appelait Le têtard, 
Quand j’étais fœtus.

Comme un poisson
Je tournais en rond
Dans un bidon.
Je parlais carpe couramment.

J’aurais pu leur apprendre
Quand je suis sorti
J’ai fait quelques tentatives.
Mais ils se sont mépris.

Quand j’étais crevette,
J’étais un acrobate
Je faisais moultes pirouettes
Dans ma petite boîte.

Vous m’auriez vu,
Tournez dans tous les sens
Vous n’y auriez pas cru !
Ah ! ça oui ! Je mettais l’ambiance !

J’entendais des trucs bizarres
De l’autre côté
J’étais bien dans ma cabane
A peine éclairée.

Puis on m’a exproprié
Un matin sans prévenir
Les parois se sont serrées
De force j’ai du sortir.

J’ai vu deux visages énormes
Se pencher sur moi
J’ai eu une peur bleue
La première fois !

dimanche 12 juillet 2015




Voici mon histoire d’antan, plutôt sépia que noir et blanc.
Ce n’est pas du tout ce à quoi j’avais pensé au départ, mais voilà où la page blanche peut nous amener...
attention, pas très gai! :-)

Madeleine

Il faisait encore lourd en ce début de soirée.
Mr Dumont suait à grosse gouttes au volant de sa DS dans son costume caramel. Les joues molles, posées sur son col, il observait du coin de l’œil Madeleine assise à ses côtés.
Dans sa robe blanche, elle prenait l’air par la fenêtre ouverte. Un vent léger, lui chatouillait le nez.

Mr Dumont, n’avait pas vu grandir sa fille.
Elle venait d’avoir 17 ans.
Hier, elle n’était encore qu’une enfant.
Elle courait dans les champs avec ses jupes fleuries. Souriait aux grandes vacances et au vent. Une fleur parmi les fleurs !
Puis elle rejoignait mémé Micheline avec son petit panier, fabriquait avec elle des colliers de perles et de boutons en chantonnant.
Qu’elles étaient loin les soirées étoilées d’été, quand elle improvisait des spectacles au jardin à la lueur des bougies, qu’elle réclamait un silence monacal et qu’elle rêvait de cabanes dans le grand chêne.
Madeleine avait été son soleil sous le ciel gris.

Elle est venue lui demander cette semaine de l’accompagner en voiture au bal du 14 juillet.
Mr Dumont a hésité. Madeleine était-elle en âge d’aller danser ? Qu’aurait pensé sa femme ? L’aurait-elle laissé y aller ?
Madeleine avait le même sourire qu’elle. Profond et sincère qui remonte légèrement sur le coin de la bouche.
Il s’était raclé le fond de la gorge et avait dit : Je vais réfléchir.

Ce soir, Mr Dumont emmène sa fille au bal.
Il la regardera partir en sautillant, rejoindre ses amis sous les lampions que ses yeux humides rendront flous.
Il écoutera un instant la musique au loin, puis sa DS le ramènera tranquillement sur le chemin de la maison.
Il s’installera dans son vieux fauteuil sous le grand chêne, ouvrira un peu son col, poussera un profond soupir, fermera les yeux et se remémorera la voix de sa femme qui lui chantait souvent : Il y a toujours mille soleils à l’envers des nuages.

Il pensera sous les étoiles que la vie est ainsi faite.

samedi 11 juillet 2015


Devant votre porte, un éléphant errant...
continuez!

A

Ding dong !!
Ah enfin ! Il est là !
J’avais peur qu’il ne vienne pas…
Quand je l’ai rencontré au parc ce matin, il semblait si seul et si perdu…
J’ai bien fait d’aller lui parler !
Est-ce qu’il attendait quelqu’un ?
Je me suis approchée timidement, c’est vrai qu’il est impressionnant !
On a échangé quelques mots, comme font les grands.
Poliment.
Puis, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, je l’ai invité à venir gouter chez moi ! 
Si maman savait ça !
Il m’a souri gentiment. Il croyait que je plaisantais.
Je lui ai dit que je l’attendrai à 16 heures tapantes au 15 rue des Lilas, 3ème étage, appartement A.
Je vais lui ouvrir, il va s’impatienter !
Un coup d’œil dans le judas, oui ! C’est bien lui !
Avec son beau nœud papillon et son bouquet de fleurs à la trompe !

B

Au secours ! Pincez moi, c’est un cauchemar!!
Qu’est-ce-que c’est que ça ??
Un monstre sur le palier !!
Comment est-il arrivé là ?
Il faut prévenir quelqu’un !!
La police !! Les pompiers ? Le vétérinaire ?
D’où ce monstre a-t-il bien pu s’échapper ??
Que fait-il ?
Il sonne chez la voisine !
Non ! Non ! N’ouvre surtout pas !!
Il est énorme !
A-t-il pris l’ascenseur ?
Mais qu’est ce que je raconte ??
Oh, non ! Il s’approche !
Ses défenses sont immenses…
Chut ! Pas un bruit !
Je deviens fou ! Il semble lire mon nom sur la sonnette !
Il murmure… Mr Dumont, appartement B.
Non ! Non ! Non ! ça ne se peut pas !
Qu’est ce que j’ai mangé ce midi ? Je dois délirer ! 
Mon Dieu ! Elle ouvre la porte ! Il va la dévorer !!


C

Quel bazar cet après-midi dans le couloir !
Impossible de sortir de chez moi !
Il y avait un mastodonte sur le palier !
Je ne sais pas ce qu’il faisait là, et je n’ai pas cherché à comprendre…
J’étais pressé.
Pour rien au monde, je ne devais rater cet entretien !
J’ai tenté de passer, de me faufiler, de m’aplatir! 
Un genou à terre, l’autre en l’air ! Rien à faire !
Ce géant bloquait le passage même au vent !
On a échangé quelques pardons, excusez-moi, allez-y, je vous en prie…
Il avait l’air gentil mais vu la taille de la bête, ça ne passait pas !
Ni à droite, ni à gauche, ni en haut, ni en bas !
J’ai profité du fait qu’il se déplace jusque devant la porte de Mr Dumont pour sauter dans l’ascenseur !
Dans le miroir, je me suis recoiffé un tantinet, j’ai regardé ma tête et ma montre !

En aucun cas, je ne devais être en retard ! Je suis sorti de l’ascenseur en courant…