dimanche 3 décembre 2017

3ème graine de Décembre

Aujourd’hui, tout est permis! Sens dessus-dessous, à rebours, en arrière, verso, en désordre, à rebrousse-poil... proposez-moi:  


 Une histoire à l’envers

photo de la photographe berlinoise Anja Bührer


! ehcnamiD xueyoJ


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Quelques heures et  cogitations plus tard...
Pour le moment, pas de contribution pour moi... je vous l’avoue cette graine d’idée m’a un peu mis la cervelle à l’envers!! Je ne sais pas où je suis allée la pêcher! 
Mais, mais, mais... promis, je vais la faire! Je reviendrai donc ici vous la présenter, peut-être, cette nuit, peut-être plus tard.

Encore quelques heures plus tard...me revoici!


C’est l’histoire d’un vers,
Qui rampe à l’envers,
Rêveur à plein-temps
Parmi la foule, contre les vents.

Il n’avance pas vite l’animal,
On le traite d’original.
La guitare en bandoulière,
Il chante la vie, en vers.

Il emprunte les petits sentiers.
A contrepied.
Il prend les chemins de traverse.
En sens inverse.

Il agace, le lombric,
Il énerve, l’asticot.
C’est un romantique,
Qui vit au chapeau.

Il fredonne ravi,
Au ciel, à la lune rousse,
Son amour de la vie
Envers et contre tous.

Il vit en sens contraire
De longues années durant,
Vagabond hors du temps,
Crapahutant la terre.

Et puis un soir,
Il ira là où tout le monde se rend.
Il posera son instrument,
Et attendra patiemment.

Les autres auront filé
Dans le sens du courant
Pour arriver flétris
Au même point que lui.

Le petit ver jovial
Rira encore une fois,
Et pensera qu’au final :

L’envers vaut bien l’endroit.

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Annie, ce matin a été inspirée! Quelle joie de la retrouver ici!
Voici son histoire de pou sens dessus-dessous:

Une histoire de rien du tout...
L’ histoire d’un petit pou...
Qui marchait sur la tête
Rêvait de mettre la charrue avant les bœufs
S’en trouvait sans dessus dessous
Il cherchait l’envers du décor 
Les cheveux les plus fous
S’accrochait envers et contre tout
À l espoir d'un avenir plus doux
Un peu d'amour sans chimie anti-poux
Il finit par partir avant l’heure, 
fier comme Artaban, 
dressé sur un capillaire géant, 
en criant un Coming OUT! 
des plus grands!

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Marie-France, prend aujourd’hui le train avec nous et nous propose une histoire ... renversante! :)

Enfin, 
Il lui fit un bisou sur le front, lui remonta la couette sous le menton et se retira délicatement sur la pointe des pieds.
Il venait de lui lire pour la énième fois son histoire préférée, celle où le papa gagne à la fin.
- tu ne veux pas que je t'en raconte une autre pour une fois? avait osé demander Kévin.
- Non noon! criait Roger. 
- Bon d'accord papa, je te lis "Papa le Boss"
- ouaiiiiiis!
- Par contre, tu te calmes, après c'est dodo! lui intima Kévin en faisant les gros yeux. Tu as plein de réunions demain au boulot!
Roger se calma, Kévin commença sa lecture.

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Bénédicte nous propose une étrange journée d'hiver à l’envers:

Lorsque je me suis réveillée ce matin tout était étrange. Peut être parce que je n'avais pas trop dormi, peut être parce que la fièvre embrumait mon esprit. Un petit tour dans la pièce où personne ne peut aller à ma place, un brossage de dent. Je me suis installée devant un bon film. Blottie sous une couverture j'étais bien installée. Puis je me suis mise à table. Un bol fumant de soupe m'attendait. Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas relevé. Je me suis régalée. Un bon livre puis une bonne brioche au chocolat avec un thé bien chaud. Les joies de l'hiver. Ensuite aller au travail. Le repas de midi avalé recommencer. Enfin pouvoir se reposer. Le petit déjeuner m'attendait. Mon repas préféré. Pour clore cette belle journée, aller me coucher. La boucle était bouclée.

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Pour Odile c’est un mini brouillamini (comme elle dit) de douce poésie: 


La neige s’en retourne dans son lit
Le soleil crée des intempéries
On revient de Rome par son propre chemin
Et l’on se souvient

Des sens contraires

Les impatients peuvent attendre
On rafistole les cœurs tendres
Les cabossés les meurtris
Les illusionnistes font de la magie

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Elice nous parle d’amour à Anvers!


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Marine Bleu est repassée par ici, elle aussi, merci!
Elle propose une belle histoire d’amour à l’envers qui commence autour d’un ... caillou ;)

Il se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

Mais bien avant cela, leur première rencontre ne laisse en rien présager une si heureuse issue. C’etait même plutot tout le contraire qui se produit. 
Rose rencontre Lucas sur la cour du lycée. Ils se retrouvent l’un et l’autre de chaque coté d’un caillou lancé à pleine vitesse. Coté lancement, Rose, des taches de rousseur qui pétillent le long d’un nez pointu, des boucles rousses auréolant son visage. Coté caillou pointu, Lucas, un grand brun ténébreux, avec des yeux verts piquetés de poissons rouges.
Entre eux et pour de nombreux mois, c’est la détestation spontannée. Depuis le premier jour de la rentrée des classes, Rose n’aime pas l’attitude hautaine de Lucas. Il prend tout le monde de haut et se la joue petit caid des banlieux et ca, ca irrite prodigieusement Rose. Rapidement une petite cour servile s’est rassemblée autour de lui. Deux filles et un garcon le suivent partout, applaudissent la moindre de ses bassesses, rigolent en cœur à chacun de ses ricanements. Rose n’aime pas du tout ca. Elle prends toujours la défense des plus faibles, et ne supporte pas les petits tyrans qui s’en prennent à eux. 
Le matin du caillou, Lucas sort le grand jeu. Il commence par tacher le blouson de Marie pendant le cours de math. Il pousse Lili au moment ou elle s’élance pour la course de haies, coule Joseph pendant l’heure de natation. Au moment de la récréation, il s’en prend au petit Kevin. C’est à ce moment-là que Rose intervient. Comme il ne repond pas à ses ultimatums et continue à donner des coups de pieds à Kevin à terre, Rose ramasse la première chose qui lui tombe sous la main : un bon gros caillon bien pointu qu’elle lance de toutes ses forces après avoir hurlé le nom de Lucas. Et Lucas se retourne. Et il prend le caillou en pleine figure. Du sang gicle de la coupure, Lucas reste completement sonné, bouche bée. 
Après ca, Rose a été exclu une semaine du lycée. Lucas aussi. Une semaine de travaux d’intérêt général dans un centre pour enfants handicapés. 
Une semaine comme cela vous change une personne. Rose et Lucas apprennent la chance que l’on a à naitre en bonne santé et avec toutes ses capacités. Lucas lui change lentement de regard sur l’autre, sur les différences. Il réalise que ce sont ces différences qui font de chaque personne un être unique. Même quand ces différences sont aussi des handicaps. Cette semaine change sa vision du monde. Il apprend aussi a pardonner à ses parents son enfance de nomade, qui lui a enlevé la capacité à s’attacher, à se faire des amis. D’un seul coup, c’est tout un fardeau de chagrin qui se soulève de ses épaules.
Rose, elle pendant cette semaine-là apprend à regarder Lucas différement. 
La suite on la connaît déjà.
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L’incroyable conte à l’envers d’Eva est exceptionnel! En mots et en images s’il vous plait!


Mère-Grand

Au creux d'une forêt, comme on voit dans les contes,
habite un personnage, appelé Mère-Grand,
Elle ne vit pas seule, et côtoie là sans honte,
un loup (son bon ami), un chasseur (son amant).

En un matin brumeux, pendant le petit-dèj',
ces deux-là échangent volontiers des mots doux.
Loup entend malgré lui ce cucul florilège
et ne dit rien bien qu'il ne soit pas de son goût.

L'homme dit : "Que tu as de grands bras, Mère-Grand !"
"C'est pour mieux t'embrasser", répond-elle attendrie.
La grand-mère enchaîne et tricote un compliment :
"Ô chasseur, je rougis, mais quel joli fusil !"

Un bruit de sonnette interrompt les niaiseries,
au grand soulagement du loup car il s'ennuie.
Un pigeon voyageur (ou bien une perdrix ?)
Dépose devant eux une lettre qui dit :

"Le Petit Chaperon rouge est très mal en point,
je crains qu'elle ne couve un genre de bronchite.
Venez vite la voir, lui apporter vos soins.
Elle veut sa grand-mère revoir au plus vite."

La vieille femme est bien sûr maintenant inquiète,
mais n'a pas très envie de quitter son amant.
Cependant elle avoue que souvent la fillette
prend la peine de faire le déplacement.

Pour garder son aimée, Chasseur est inventif :
"Envoie Loup à ta place, prête ta chemise !
On lui met tes lunettes, on lui couvre les tifs !
Ce n'est pas la première fois qu'il se déguise !"

Sans pouvoir protester, le loup est envoyé.
Il traverse le bois, enjambe les buissons,
ne cueille pas de fleurs, pour ne pas s'attarder.
Et il arrive enfin devant chez Chaperon.

Maman ouvre la porte et répond désolée :
"C'était un vieux message, avec un vieux pigeon.
La fillette va mieux, il ne faut s'inquiéter.
Et l'oiseau n'a aucun diplôme d'aviation.

Mais entre, Mère-Grand, viens donc te reposer !
Tu as la mine fatiguée, enfin si j'ose !
Voudras-tu une petite tasse de thé ?
Et avec ceci, grignotes-tu quelque chose ?

J'ai justement ici un beau panier de pommes,
offert par des voisins, des nains, les connais-tu ?
Les fruits sont étonnants, bicolores ou tout comme.
Et j'ai pensé à toi dès que je les ai vus."

Loup ne l'écoute pas, il se sert et il hume,
puis croque goulûment dans ce festin sucré.
Il ne remarque pas la légère amertume
relevant le goût de la pomme empoisonnée. 
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Quelle créativité!!  Bravo, sincèrement...

samedi 2 décembre 2017


2ème graine de Décembre

Debout là-dedans! C’est pas le moment de pantoufler...

Je te propose aujourd’hui de faire La pub de tes chaussons préférés!
Attention, on doit rêver d’avoir les mêmes que toi!


Une pub pour des chaussons
voilà la nouvelle proposition

Photo Bleu de toiles


Joyeux Deux!    
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Quelques heures plus tard...
Voici ma contribution: 

Moelleux, laineux, bleu, amoureux,
Monstrueux, hideux, miteux, pelucheux,

Charentais, douillet, à soufflet,
Antireflet, parfait, plus-que-parfait,

Poilu, pointu, déjà-vu, m’as-tu-vu,
Tordu, qui pue, décousu-recousu,

A pompon, à cordon, à crampon,
Du japon ou gascon avec écusson,

A frangette, de vedette, en biquette,
De compète, mode conquête, version carpette,

Adopte-unchausson.com

Profitez de l’offre exceptionnelle du jour :
Un chausson acheté : l’autre offert !

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Toutes les participations du jour... ça vaut le coup d’oeil!! 

Natacha fait sonner les mots comme du coton, légèrement, délicatement et en rime s’il vous plait:

Mes chaussons bien moelleux pour mes petits pieds de glaçons... mais heureux!


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Odile nous propose un chausson de Lutin tout en poésie:

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Bénédicte participe avec deux textes qui réchauffent les coeurs et les esprits: 

"Alors que dehors il neige, que l’hiver vient voila que vous avez les orteils en peine ? Ne vous inquiétez plus. Nous avons ce qu’il vous faut. Pour passer le froid de l’hiver, chaussons en véritable carapace de dragon. Autochaufffants. À porter avec modération. Risque de brûlures cependant en cas d’usage intensif. Toutes les bonnes choses ont une fin ! "
"Pour les jours où vous rentrez fatigué, lessivé, nos chaussons vous attendent pour requinquer. Vous rêvez d'un feu de cheminée ? Vos chaussons diffuseront un doux crépitement chaleureux. Vous rêvez d'une soirée entre amis ? Vos chauds sons vous donneront la mélodie de rires et de verres. Les mélodies sont infinies. N'hésitez plus, nos chaussons sont bon pour le moral. »

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Elice nous offre cette magnifique microgravure des Charentaises de son papa:

Gomme à graver! Waow... J’ai bien envie d’essayer!!

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La proposition d'Eva est Pantouflesquement Géniallissime!


A demain!

vendredi 1 décembre 2017

1ère graine de Décembre!


Parait qu’elle revient, triomphante, et qu’elle a fière allure, sur le devant de la scène! 
Que tu l’aimes naturelle, à l’anglaise ou broussailleuse,
Que tu la portes à la Dali, en mode freestyle ou en guidon, 
Aujourd’hui, la moustache fait parler d’elle!



Ps: j’ai oublié de te dire que les thèmes n’avaient pas forcément de rapport avec Noël! 
Ps2: j’ai aussi oublié de te dire que tout cela pouvait n’avoir ni queue ni tête, ni même arêtes de poisson! On aime beaucoup par ici les idées farfelues!
Ps3: une histoire ou juste quelques mots... même une image si tu veux!
Ps4: pas de pression, on se fait plaisir! Ici c’est avant tout de la bienveillance dans le partage.
Ps5: tu peux mettre ta participation ou le lien vers ta participation dans les commentaires.

Alors on lâche les cheveux chevaux et on y va! 

C’est l’histoire d’une Moustache.
Vous avez jusqu’à ce soir!
la bise qui pique :)


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Quelques heures et cogitations plus tard... 
voici ma petite contribution:

C’est l’histoire d’une Moustache qui rencontre un Sourcil

Mimi Sourcil a le sourcil si long
Qu’elle peut s’en faire une tresse.
Mimi Sourcil a le sourcil si épais
Qu’elle ressemble à une tigresse.

Ce sourcil fait la fierté de son père.
Elle en est la digne héritière.
Misère de misère !

Elle aurait préféré,
La belle chevelure de tante Andrée,
Les joues roses de la mémé,
Ou bien encore,
Le gros nez rouge de l’oncle Hector.

Mais à sa naissance, Mimi Sourcil a reçu de son père
Ce gros cadeau poilu dont elle ne sait que faire.

Chaque matin, elle le coiffe avec peine.
Chaque matin, elle tente de le camoufler
Sous son gros bonnet de laine.
En vain, le sourcil est rebelle.

Alors, elle soupire,
Tire dessus, le lisse
et ça empire.
Le sourcil n’aime pas être flagada.
Il se redresse de plus belle.
Alors Mimi soupire…

Johnny Moustache porte sa moustache
avec audace.
Il assume sa longueur, sa couleur
son allure et sa fougue.

Chaque matin, il la peigne avec précaution,
Chaque matin, il l’arrose d’un peu de lotion,
Johnny aime sa moustache
Douce comme du coton.

Alors quand il croise Mimi
Dans un de ses jours gris,
Il est aussitôt touché
Par son originalité.

Il tente de la faire sourire
Et lui montre avec panache
à quoi sert sa belle moustache.

Elle sert d’abri les jours de pluie,
Elle sert de couverture les nuits d’hiver,
Elle sert de cape et défie les vents mauvais,
Elle fait office de fleurs aussi… de temps en temps.

Mimi Sourcil sourit.
Elle libère le sourcil indocile
Qui frémit dans les airs.

Depuis ce jour,
Mimi Sourcil et Johnny Moustache
tricotent tous les soirs
leur amour sous la couette,
et détricotent chaque matin
leurs longs poils emmêlés.


Misère de misère !

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Voici le lien vers les contributions des copines: 

Pour voir les mots d’Odile, c’est par ici clic!

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Le texte de Bénédicte : 

Être une moustache, ça n’est pas facile. Comment ça non ? Si, si, je vous assure. On vous mène vraiment la vie dure. 
La moustache, ces derniers temps, ça n’est pas très tendance. La barbe oui elle a réussi à retrouver ses lettres de noblesse. Enfin, un peu. Mais moi pauvre moustache ! On me moque, on s’esclaffe, on me regarde de travers. Bien vite on me juge. Pourtant il en faut du soin pour que je sois là. Il en aura fallu une belle intention digne d’une révolution pour que j’existe. Quel courage un beau matin de rompre le geste monotone du rasoir pour laisser un peu de ce poil mal aimé. Une fois ce geste héroïque réalisé, il faut choisir. Car ce n’est pas juste une barbe qu’on laisse pousser sauvagement. Non. La moustache a plus de classe. Se laisser pousser la moustache est bien un acte partisan. 
Comment n’exagérons rien ? Imaginez que demain je devienne une moustache brosse à dents. Une quoi ? Vous ne voyez pas ? C’est cette moustache dignement portée par un artiste sans voix. Il en a fait rire plus d’un. Mais au premier regard ce n’est malheureusement pas à monsieur Chaplin que vous penserez. Il est presque assuré que vous verrez plutôt ce petit être énervé qui sautait sur son estrade et finissait son discours le bras levé. Vous le voyez maintenant ? Vous vous souvenez du scandal que Vincent Larcher a provoqué dans sa famille pour un simple prénom. Alors une moustache ! Ça se passe de mot. 
Alors moi je vous le dis, il est temps d’ecrire un hymne pour les moustaches. 
«  Oh, moustache, toi la méprisée, toi la mal aimée
Ne plie pas le poil, ne rends pas l’âme
Tu as si fière allure que cela n'a mérite aucune injure
Redresse toi et n’oublie pas que sans toi
Bien des messieurs ne seraient pas ce qu’ils sont
Tu es leur identité et leur destiné 
Gloire à toi fière moustache
Longue vie à toi, belle moustache. 

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L’animation d’Eva se trouve là, clic!

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Et Marine Bleu nous fait la belle surprise de participer avec ce texte: 

Je m'appelle Roberta.

Depuis plus de 15 ans, à Angel, je coupe, je rase, je cisèle, je boucle, j'ondule, je lisse. Bref, je coiffe des femmes. Des brunes, des rousses, des blondes, des jeunes, des vielles, des douces, des tendres, mais aussi des rugueuses et des orgueilleuses.
J'aime les femmes, j'aime les rendre belles, les transformer, les rendre heureuses, redonner le sourire à leurs lèvres des fois si tristes.
J'aime passer mes doigts dans les boucles brillantes, y glisser un peu de gel, un nuage de laque, un soupçon de brillantine. J'aime sculpter, révéler la beauté cachée d'une nuque gracile, le mouvement souple d'une mâchoire, un regard de velours.

Aujourd'hui, est certainement le plus beau jour de ma vie.
Après des mois de traitements lourds, cachets et injections, supportés jour après jour, c'est enfin arrivé!
Petit à petit, les changements se sont faits, lentement, mais surement. J'ai ressenti en moi un bouillonnement intense, une énergie nouvelle. Toutes ces hormones me transformaient. Elles apportaient avec elles comme une vague, un déferlement intérieur, un immense tsumani. A certains moments, je me suis sentie submergée. J'ai craqué, j'ai douté, j'ai pleuré, j'ai crié, parfois même hurlé.
Mais finalement, c'est arrivé! Enfin! Mais quel soulagement!
Ce matin, en me levant, c'était là. 

Ce petit renflement. Cette ombre naissante si délicate, à la fois douce et un rien rugueuse, si agréable à caresser du bout de mon pouce.

Je suis si fier d'elle!

Ma moustache!

Maintenant, enfin, je peux être moi-même. Enfin, je peux m'appeler Roberto.

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Bravo à toutes et merci d’avoir osé 
vous avez joliment moustaché :)
*Belle nuit*